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DEFINITION

Lorsque les gouvernements ont besoin d'emprunter, ils émettent des obligations offertes en différentes coupures (valeur nominale). La valeur nominale est remboursée à la date d'échéance de l'obligation et l'intérêt est payé dans l'intervalle.

FONCTIONNEMENT

Les obligations d'État sont offertes en coupures de 1 000 $ ou 10 000 $ et leur échéance varie de 1 à 30 ans. Le taux d'intérêt de l'obligation, inscrit sur le coupon d'intérêt, est un pourcentage fixe de la valeur nominale. Une obligation dont la valeur nominale est de 1 000 $ et le coupon, de 10 %, produit des intérêts de 100 $ par an, généralement versés en deux fractions semestrielles de 50 $.

Dans la plupart des cas, vous n'achèterez pas l'obligation à sa valeur nominale. Vous l'achèterez à un prix soit inférieur, soit supérieur à sa valeur nominale. Si vous l'achetez à un prix inférieur à sa valeur nominale, vous ferez un profit lorsque l'obligation arrivera à échéance et atteindra sa valeur nominale intégrale. Lorsqu'on ajoute ce profit aux intérêts versés, le rendement augmente considérablement. La combinaison des intérêts et de la plus-value ou moins-value constitue le rendement des obligations.

Ce qui est intéressant avec les obligations, c'est que vous n'avez pas à attendre leur échéance pour bénéficier de leur rendement. Vous pouvez les vendre sur le marché obligataire avant leur échéance, et espérer réaliser ainsi un profit, lequel dépend généralement de l'évolution générale des taux d'intérêt depuis la date d'achat de l'obligation. Si les taux ont baissé, vous serez vraisemblablement en mesure de vendre l'obligation à un prix supérieur à celui que vous avez payé. Au contraire, si les taux ont augmenté, vous perdrez probablement de l'argent au moment de la vente.

Supposons que vous payez une valeur nominale de 1 000 $ pour une obligation du gouvernement du Canada à 10 ans rapportant un intérêt de 10 %. Deux ans plus tard, vous décidez de vendre cette obligation, alors que les taux d'intérêt ont chuté et que le taux des obligations semblables n'est plus que de 8 %. Au lieu de vendre votre obligation 1 000 $, vous pouvez la vendre à un prix plus élevé, car son coupon de 10 % est plus élevé que le taux courant (8 %). Vous pourrez vendre votre obligation 1 085 $, soit 85 $ de plus, et bénéficier ainsi d'un rendement à 14,25 %.

Huit ans plus tard, l'épargnant qui a acheté l'obligation 1 085 $ en obtiendra donc la valeur nominale de 1 000 $, accusant ainsi une perte de 85 $. Répartie sur les huit années restant à courir jusqu'à l'échéance, cette perte réduira le rendement global de l'obligation à environ 8 %.

En plus des taux d'intérêt, d'autres facteurs peuvent influer sur le cours des obligations, comme la solvabilité de l'émetteur, l'échéance et le taux du coupon.

RISQUES

Le principal risque des obligations est l'inflation, qui entraîne les taux d'intérêt à la hausse. Or, lorsque les taux d'intérêt grimpent, le cours des obligations chute. Si vous achetez une obligation et que vous devez la vendre lorsque les taux d'intérêt montent, vous obtiendrez un rendement global inférieur et si vous conservez l'obligation jusqu'à son échéance, votre rendement risque d'être inférieur au taux d'inflation.
Il y a un autre risque, qu'on appelle le risque de réinvestissement. Peut-être êtes-vous actuellement satisfait du revenu d'intérêt que vous rapporte votre obligation, mais à son échéance, dans 10 ans, la situation pourrait être différente. Vous trouverez alors peut-être que les taux obligataires sont trop faibles pour répondre à vos besoins financiers. Un tel scénario est de matière à préoccuper les retraités, par exemple.

Vous pouvez éviter certains de ces risques en achetant des obligations dont les échéances sont échelonnées sur 5, 10 ou 15 ans. Lorsque vos obligations arriveront à échéance, vous pourrez en réinvestir le produit aux taux d'intérêt à long terme en vigueur.

Il existe un léger risque lié aux obligations, celui que le gouvernement qui les a émises soit incapable d'en payer les intérêts ou d'en rembourser la valeur nominale. Ce risque est faible, mais il doit être pris en compte, particulièrement si vous achetez une obligation à long terme, de 20 ans ou plus.

RENDEMENT

Les épargnants prudents qui veulent obtenir des revenus de placement peuvent acheter des obligations d'État et les conserver jusqu'à leur échéance. Le rendement des obligations d'État est généralement supérieur à celui des CPG et des OEC.

Les épargnants plus audacieux peuvent acheter des obligations à long terme, s'ils pensent que les taux d'intérêt sont susceptibles de baisser. Le cas échéant, ils pourront vendre leurs obligations et faire un profit.

Pour leur part, les spéculateurs achètent des obligations d'émetteurs qui sont aux prises avec des difficultés financières ou sont en cessation de paiement. Ils achètent ces obligations à bon marché, en espérant réaliser des profits importants si l'émetteur se rétablit et rembourse les intérêts dus ainsi que la valeur nominale de l'obligation. Le risque, bien entendu, est que l'épargnant perde toute sa mise si l'émetteur ne se rétablit pas.

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